PRESSE

Mylène Guedelha : « le basket a une place importante dans ma vie »

Elle est mère de famille, elle a trente-deux ans et, elle joue au basket depuis vingt ans, avec un passage au SCAB 63, à dix-huit ans pour deux saisons. Sa passion reste entière et, sa motivation intacte.

Qu’est-ce que vous pensez de la CTC Nord Puy-de-Dôme ?

Je suis bien évidemment favorable à cette idée ! Notamment quand on regarde le projet sur le long terme. En ce qui concerne les filles du club de Maréchat, on a galéré parce que beaucoup de joueuses ont arrêté. Malheureusement, nous avons fait le constat qu’il n’y avait pas de relève, donc difficile de former des équipes. La CTC est arrivée il y a deux ans, une vraie aubaine pour le club de Maréchat, concernant les filles. Aujourd’hui, il y a plus de licenciées de Mozac-Volvic dans le groupe, club porteur de fait en Pré-Nationale, mais c’est tellement une bonne nouvelle. J’ai toujours très envie de jouer au basket, pourtant j’ai commencé à l’âge de douze ans ! La motivation est intacte, donc je continue. Je peux apporter mon expérience.

Que pensez-vous de l’attitude des jeunes par rapport au basket ?

Je suis un peu mitigée parce que ça dépend des catégories d’âge. Les U 13 – U 15 donnent l’impression d’être à fond dedans, alors que les U 18 – U 20 montrent que le basket ne fait pas tout à fait partie de leurs principales préoccupations, mais ce n’est pas une majorité non plus. Je ne vise absolument personne, mais c’est le cours normal de la vie. A dix-huit ans, il y a le baccalauréat, le permis de conduire, les études, etc… En ce qui me concerne, le basket était vraiment mon activité principale, je jouais en cadettes et en seniors, chaque week-end ! Entre quinze et dix-huit ans, j’étais constamment surclassée, je m’entrainais le soir de 18 h à 22 h.

Comment trouvez-vous le niveau du basket français ?

J’aime bien le côté collectif et, j’ai un faible pour le secteur défensif. Je regarde souvent le basket français. J’ai joué huit ans en N 3. J’aimerais vraiment y retourner, c’est un niveau intéressant. Mais, il y a un vrai écart avec la Pré-Nationale. Avec la nouvelle région AURA, on sent un niveau plus élevé sur tout le bassin lyonnais, les équipes ont une moyenne d’âge moins importante. A la CTC Nord Puy-de-Dôme, la plus jeune a vingt-huit ans. Je suis très contente de l’existence de la CTC, car on peut amener les jeunes filles à un bon niveau. On doit créer du lien entre les équipes, de façon à intégrer les jeunes.

Comment éviter que les jeunes filles ne jouent pas au basket ?

Il est vrai qu’aujourd’hui, il y a de plus en plus de filles, qui partent au rugby, au hand, qui pratiquent les nouveaux sports tels que le squash, le badminton… Et puis, le football a aussi une immense côte en ce moment ! Il faut absolument que le basket de haut niveau soit plus médiatisé et, surtout plus régulièrement. On ne voit pas assez de basket à la télé notamment ! Au niveau des clubs, l’accueil doit être parfait, il faut donner envie aux jeunes gens de jouer au basket pendant de longues années, en améliorant les structures par exemple.

Que peut-on vous souhaiter ?

De continuer à jouer encore longtemps ! Mais, maintenant, les petits « bobos » sont plus longs à oublier (rires). Quand on est plus jeune, on se remet plus rapidement. Le basket a toujours une grande place dans ma vie, depuis vingt ans, il sera difficile d’arrêter. Je suis co-responsable de l’évènementiel à Maréchat, je garderai certainement un rôle dans le bureau dans les années qui viennent, tant que ma vie personnelle le permettra.